Les jeunes qui souffrent de troubles alimentaires pourront clavarder et avoir de l’aide

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Un premier service de clavardage au Québec pour aider les jeunes qui ont une relation difficile avec leur corps et la nourriture et/ou qui souffrent d’un trouble alimentaire

Anorexie et boulimie Québec (ANEB), dont la mission est de garantir une aide immédiate, spécialisée et gratuite aux personnes qui souffrent d’un trouble alimentaire et leurs proches, lance un service de clavardage destiné aux jeunes. Dès le 8 mai, les adolescents et jeunes adultes de 14 à 18 ans pourront parler en direct avec un intervenant en ligne certains soirs au retour de l’école ou encore les fins de semaine (l’horaire est prédéterminé et avis à changer). Ils pourront, via ce service, poser leurs questions que ce soit pour eux, un ami ou un membre de la famille, obtenir du soutien ou encore des références.

L’adolescence est une période de changements, de quête d’identité, une période durant laquelle l’apparence et le regard des autres occupent une place importante, ce qui rend les jeunes de cet âge particulièrement à risque de développer un trouble alimentaire. La période la plus propice au développement de ce trouble de santé mentale est d’ailleurs celle de 14 à 25 ans. D’où l’importance d’offrir un service accessible et spécialisé, qui correspond aux besoins des jeunes.

« Le web étant un lieu de communication privilégié par les jeunes de cet âge, il allait de soi qu’il fallait offrir un service en ligne. Un lieu où ils peuvent s’exprimer, recevoir des conseils et obtenir des références rapidement quand l’urgence se fait sentir et ce, peu importe l’endroit où ils se trouvent » a déclaré Josée Champagne, directrice générale d’ANEB.

Une enquête effectuée en 2010-2011 dans les écoles secondaires du Québec révèle que
56 % des jeunes présentant un poids dit santé cherchaient au moment de l’étude à contrôler leur poids (à en perdre ou à le maintenir). Parmi les méthodes privilégiées par les jeunes : se restreindre, sauter un repas, s’entraîner de façon intensive, suivre un régime amaigrissant et, dans une proportion moindre, des méthodes encore plus inquiétantes comme utiliser des laxatifs, des coupe-faim ou encore avoir recours aux vomissements *. On estime d’ailleurs qu’entre 1 et 4 % des adolescents répondent aux critères de l’anorexie ou de la boulimie et environ 5 % aux troubles de la conduite alimentaire non-spécifiés. Des données que l’organisme ANEB considère alarmantes.

 

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* Institut de la statistique du Québec. (2012). L’enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire 2010-2011, Tome 1 : Le visage des jeunes d’aujourd’hui : leur santé physique et leurs habitudes de vie. 256 p.

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