J’ai accompli mon premier triathlon… YEAH!

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Samedi matin 4h30

Dès mon réveil, les grosses crampes m’assaillent. Eh oui ! Les fameux problèmes féminins ont décidé de se pointer le bout du nez la même journée que mon tout premier triathlon et ce, à 4h30 du matin. Génial ! À 4h30, incapable de dormir, je me connecte à Facebook… puis je reçois un message. C’était Karine, qui ne dormait pas non plus. Quel hasard ! Ce qui est ironique, c’est que même si elle-même ne dormait pas, elle me recommandait fortement de me reposer, et j’ai finalement réussi à dormir un peu.

Samedi matin 9h00

Bon matin, monsieur le Stress ! Je suis totalement stressée et mes crampes sont « dans le tapis ». Je dois quand même prendre un bon déjeuner, puisque mon triathlon est prévu à 11h40. Me voilà donc, beaucoup trop énervée, à essayer de me faire une omelette, de brosser mes cheveux et de faire mon sac, tout ça en même temps. J’avais l’air d’une vraie « poule pas de tête » et je lève mon chapeau à mon chum, qui a beaucoup de patience ! J’avais tout simplement l’impression de ne plus savoir gérer mon temps… ni ma tête ! C’était la vraie panique générale dans ma tête !

Samedi matin 10h00

C’est l’heure d’enfiler mon trisuit. Non, mais sérieusement… quelle invention ! Il s’agit d’un ensemble une pièce super moulant qui s’harmonise parfaitement avec chacune de nos poignées d’amour. La joie, quoi ! Je me retrouve alors avec un stress de niveau 2. Je sors de la chambre et je me regarde dans le miroir. Comme il fait froid ce matin, je me dis qu’en enfilant une veste, je pourrai camoufler mon ventre, puis je quitte enfin la maison.

Samedi matin (j’ai perdu la notion du temps)

Enfin arrivée sur le site du triathlon de Saint-Laurent, avec mon beau vélo de chez V.LO Saint-Basile, je vais placer ma serviette, mes souliers, mon vélo et mon casque dans la zone de transition. On me dit alors que les athlètes doivent aller se faire marquer. Je suis une athlète ? Ah, bin oui ! On dirait que je ne réalise pas tout à fait la folie dans laquelle j’allais m’embarquer !

Samedi matin à la piscine, 11h40

Après le marquage, je rejoins Karine, qui m’explique un peu le déroulement, puis nous nous dirigeons vers la piscine. Je ressens alors un mélange d’excitation et de nausées. Une bénévole nous explique les règlements de la partie « piscine ». J’ai envie de pleurer : je porte un trisuit et un casque de bain orange, et mon copain, Karine et ma famille m’attendent au bout du couloir. Je panique. Je ne me sens pas bien. Une fois dans l’eau, c’est pire. Puis, c’est le départ. Ouff… c’est partie !

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Je m’étais d’abord dit que je ferais ce triathlon à mon propre rythme, sans me soucier de la performance des 3 autres filles de mon couloir de nage. Malheureusement (ou heureusement ?), en combinant le stress, l’ambiance et les tonnes d’encouragement, je pars en folle ! Je suis partie à la nage très rapidement. Je manque de souffle et la force me manque un peu dans les bras. Comme je ne veux pas lâcher, je continue. J’alterne le crawl et la brasse, puis je réussis finalement la première étape !

Samedi midi, dans la zone de transition

Let’s go sur mon vélo ! Bon, je l’avoue… je n’ai pas vraiment pratiqué pour la partie « vélo » et je n’ai aucune idée de mes capacités. Pourtant, j’ai adoré cette partie ! Saint-Lambert est vraiment une belle ville tranquille. Je dois compléter 3 tours de parcours, mais comme je ne suis pas une fille de vitesse, j’y vais à mon rythme et c’est parfait comme ça. Je me centre sur moi-même et je me parle. J’ai mal aux cuisses, mais j’adore pédalé. C’est donc avec le sourire que je continue.

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Samedi midi c’est l’heure de courir

Lorsq_SLY2368ue je descends du vélo, j’ai littéralement les jambes « en Jell-O ». C’est réellement une drôle de sensation ! Je dépose mon vélo et mon casque dans la zone de transition et je pars pour la course. Puis, une douleur apparaît dans mon dos. En fait, c’est tellement douloureux que j’ai de la difficulté à respirer. Je me dis d’abord que je courrai au moins le début du parcours, mais je marche plutôt le reste du trajet. J’ai vraiment très mal.

 

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Au fil de ma marche, je réfléchis à ma vie, au chemin que j’ai parcouru au cours de la dernière année. Il y a un an à cette même date, je débutais mon suivi psychologique et j’avais l’impression que ma vie n’avait plus aucun sens. Je sentais que ma vie s’écroulait. Je choisis donc de me féliciter et de me dire que je suis fière de moi-même. Des athlètes passent près de moi et m’encouragent à courir au passage, mais j’en suis incapable. Malgré cela, tout est parfait, car je suis bien et heureuse.

Samedi, et c’est fini !

Enfin, je vois mon copain qui m’attend à l’arche d’arrivée. Je cours donc dans sa direction et je termine la course. J’ai réussi mon premier triathlon ! Le stress que je traîne depuis le début de cette aventure me quitte et je pleure dans les bras de Karine, parce que j’ai enfin réussi !

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Le respect dont les athlètes font preuve entre eux est impressionnant et la joie de vivre générale est contagieuse.

Je ne suis pas une fille compétitive. Ce triathlon, je l’ai fait pas simple plaisir et le temps investi était pour moi secondaire. Je me suis lancée dans cette aventure en ayant en tête que je terminerais dernière, ce qui n’est pas le cas. Les encouragements et l’amour reçus avant, pendant et après ce triathlon m’ont aussi énormément émue. Je tiens donc à remercier chaque personne qui a pris le temps de m’écrire un petit mot. Tous ces messages m’ont accompagnée et m’ont aidée à terminer ce triathlon la tête haute.

Je referai assurément un triathlon, peut-être même plusieurs ! J’ai adoré mon expérience. Même si je n’ai pas réussi à courir les 2,5 kilomètres, j’ai tout de même réussi à nager 300 mètres et à compléter 10 kilomètres de vélo. Et, après tout, ces 2,5 kilomètres, je les ai marchés, même que j’ai réussi à courir un peu malgré ma blessure ! La fierté ressentie lorsqu’on réussit un tel défi est indescriptible. Je vous invite donc à vous dépasser vous-même et à poursuivre vos rêves les plus fous.

Aujourd’hui, je suis une nouvelle triathlète et j’en suis tellement fière !

 

 

 

Par Elizabeth Levasseur (Elie) 

 

 

 

 

 

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