Au-delà de la peur, tout devient possible!

Ma santé un jour à la fois. Tout devient possible jpg

Comme vous avez pu lire dans le magazine « Ma santé… un jour à la fois! » du mois de juin, le 28 mai dernier, je faisais le demi-marathon d’Ottawa pour la quatrième fois. Après une expérience très difficile l’an dernier où j’ai fini à la clinique du coureur épuisée et déshydratée, je m’étais engagé une fois de plus avec la promesse cette fois, de respecter mon « pace du bonheur » (Expression empruntée à Nathalie Bisson, conférencière et sportive inspirante).

Plusieurs souvenirs me hantaient suite à la course de 2015. J’avais poussé la machine en tentant de suivre mon mari. Si vous n’avez jamais eu le privilège de courir avec quelqu’un qui est 6 pouces de plus que vous, je vous explique ici qu’un de ses pas est égal à quatre des miens. Cela dit, pour le suivre je courais ma vie alors que lui trottinait. De plus, mon application de course ne fonctionnait pas alors j’avais perdu tous mes repères. Question d’être honnête, je vous dirais aussi qu’à la veille de cette course à oublier, je ne peux pas dire que j’avais alimenté mon corps convenablement. Bref, toutes les circonstances étaient réunies pour le résultat que j’ai eu. D’ailleurs à la suite de ce demi-marathon, j’ai dû passer des mois en physiothérapie. Genou blessé, tendons d’Achille en état de crise, etc.

Avec ces bulles qui me passaient par la tête, et sachant qu’en août prochain je ferai la montée du Machu Picchu au Pérou, je ne souhaitais pas revivre la même situation.

Lorsque nous sommes arrivées à Ottawa, la fébrilité était à son comble. Une chaleur accablante menaçait d’obliger les organisateurs à annuler la course. Même si je m’étais promis de faire le demi-marathon à la marche rapide, il reste que faire 21,1 km de marche rapide avec une température frôlant le 38 degrée n’est pas tout pour simplifier les choses.

Cette fois, je me suis assurée de m’hydrater comme il le faut. Je me suis alimenté en vue d’une course de cette ampleur avec les conseils judicieux de notre Nutrithérapeute, Dominique Viens. Je faisais aussi le 5km avec ma belle grande fille de 13 ans le vendredi, alors je devais m’assurer de ne pas me blesser pour le lendemain. Mon conjoint, petit comique, ayant choisi de relever le défi du marathon complet, n’était plus un obstacle. Ha!Ha! Il allait, cette fois trottiner pendant 42,2 km. J’allais l’accompagner sur la ligne de départ, le cœur plein d’admiration. Je réfléchissais au fait qu’il y a quatre ans nous étions tous les deux complètement inactifs et que nous relevions ce défi était quelque chose d’assez émotif!

Les courses ont eu lieu malgré la chaleur. Tout le long du parcours, les spectateurs en or avaient installé des arrosoirs afin de nous rafraichir. Ma musique dans les oreilles, je chantais, je dansais et je vivais la plus belle course de ma vie. Aux alentours du 19e kilomètre, alors que j’arrêtais prendre de l’eau, un certain « Bonhomme » m’a bousculé. Femme de défis, je me suis dit, « Ah ben lui! Cet étranger frustré ne va pas rentrer avant moi! » Mais mon corps a parlé et cette fois, je l’ai écouté. Mon genou me faisait mal alors j’ai pris la sage décision de remettre ma musique et de passer le fil d’arriver quelques pas derrière « Bonhomme ».

J’ai relevé mon défi, et en août prochain, je ferai le Machu Picchu. Mais là, il me fallait trouver un autre défi. Un plus grand, un différent. J’ai donc choisi de m’inscrire au Défi Ironman de Jimmy Sévigny. Cet entraîneur qui était la lors de mes premières péripéties de courses m’accompagnera maintenant vers un 5150 (1,5 km de marche, 40 km de vélo et 10 km de course). Pour une fille qui a déjà failli se noyer, la nage en lac sera mon plus grand défi à ce jour.

Je vous invite à toujours vous fixer des nouveaux défis. Voir grand, voir plus loin afin de vous dépasser. La satisfaction de la réussite est une chose, mais le bonheur du chemin à parcourir pour vous y rendre l’est encore plus! Comme l’a déjà dit Chantal Petitclerc, « Ce n’est pas dans une arène devant 25 000 personnes que se gagne la médaille! C’est toutes les fois où l’on n’a pas envie de s’entrainer et qu’on y va quand même qu’elle se gagne!

Allez, les amis! Faites une différence dans votre vie! Défiez-vous! Allez-y « Jusqu’au bout! »

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Carolyn Murphy – Jusqu’au bout!

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